Conformité B2B & arômes

DIY e-liquide aux fruits rouges : qui devient responsable du mélange en France ?

Pour un mélange commercial, le mot « DIY » ou le nom « fruits rouges » ne détermine pas à lui seul les responsabilités. La DGCCRF précise qu’un détaillant qui mélange plusieurs arômes en dehors des fiches recettes communiquées par son fournisseur devient formulateur (utilisateur en aval) du mélange commercialisé. Cette page explique les conséquences d’information décrites par l’administration : classification, étiquetage, emballage, PCN et UFI selon le cas. Elle ne donne aucune recette, aucun dosage et aucune instruction de fabrication.

Réponse rapide. Pour un mélange commercial, le mot « DIY » ou le nom « fruits rouges » ne détermine pas à lui seul les responsabilités. La DGCCRF précise qu’un détaillant qui mélange plusieurs arômes en dehors des fiches recettes communiquées par son fournisseur devient formulateur (utilisateur en aval) du mélange commercialisé. Cette page explique les conséquences d’information décrites par l’administration : classification, étiquetage, emballage, PCN et UFI selon le cas. Elle ne donne aucune recette, aucun dosage et aucune instruction de fabrication.

À retenir

  • Pour la situation décrite par la DGCCRF, un détaillant qui mélange plusieurs arômes en dehors des fiches recettes de son fournisseur devient formulateur (utilisateur en aval) du mélange qu’il commercialise.
  • Dans cette situation, la DGCCRF cite la responsabilité de la classification, de l’étiquetage et de l’emballage du mélange final ; l’opérateur doit aussi s’identifier sur l’étiquette.
  • La DGCCRF indique qu’il faut déclarer chaque formule sur le portail Poison Centre (PCN) et apposer l’identifiant unique de formulation (UFI) délivré dans ce cadre sur chaque emballage remis au consommateur.
  • « Sans nicotine » n’écarte pas automatiquement le règlement CLP ; un mélange sans nicotine peut rester soumis à l’étiquetage et à l’emballage CLP selon sa classification ou une mention additionnelle applicable.
  • Le 1er juillet 2026 a renforcé les règles de vente à distance de mélanges et interdit la vente en station de recharge avec ajout de nicotine, selon le périmètre décrit par la DGCCRF.

Réponse directe : mélanger des arômes fruits rouges fait-il devenir formulateur ?

Dans le cas précis décrit par la DGCCRF, oui : lorsqu’un détaillant mélange plusieurs arômes en dehors des fiches recettes communiquées par son fournisseur, il devient lui-même formulateur, c’est-à-dire utilisateur en aval, du mélange qu’il commercialise. [1] La règle ne dépend pas du fait que le nom commercial évoque les fruits rouges, la fraise ou une autre saveur : ce qui importe est le mélange final et l’écart par rapport aux fiches recettes fournies.

Cette page traite uniquement de responsabilités de mise sur le marché. Elle ne permet pas de décider le statut d’une formule réelle, ne remplace pas les documents applicables au produit concerné et ne fournit pas de recette, de ratio ni de méthode de préparation.

Pourquoi une fiche recette du fournisseur est-elle différente d’un nom de saveur ?

« Fruits rouges » est une dénomination de goût. Elle ne décrit pas, à elle seule, les substances, les quantités, la classification ou les informations devant figurer sur l’emballage d’un mélange commercialisé. L’ANSES indique que les e-liquides déclarés comportent généralement plusieurs additifs apportant un goût, dont des esters aux odeurs fruitées ; ses données 2025 mentionnent plus de 2 200 substances utilisées comme ingrédients et généralement deux à vingt ingrédients par e-liquide. [2]

Une fiche recette communiquée par le fournisseur répond à une fonction différente : dans le cas exposé par la DGCCRF, elle définit la frontière dont le dépassement par un détaillant conduit à la responsabilité de formulateur. [1] Elle ne doit pas être confondue avec un simple intitulé marketing, une photo de flacon ou un mot-clé saisi dans un moteur de recherche.

Quelles responsabilités la DGCCRF associe-t-elle au rôle de formulateur ?

Pour le mélange commercialisé dans la situation qu’elle décrit, la DGCCRF indique que le détaillant devenu formulateur est responsable de la classification, de l’étiquetage et de l’emballage. [1] Il doit aussi s’identifier avec son nom, son adresse et son numéro de téléphone sur l’étiquette. [1] Le règlement CLP constitue le cadre européen de classification, d’étiquetage et d’emballage des substances et mélanges. [3]

Cette responsabilité porte sur le mélange réellement mis à disposition, pas sur la seule famille de saveurs. Une mention « fruits rouges » ne dispense donc pas d’examiner les éléments utiles de la formule réelle, de sa classification, de sa présentation et des informations applicables.

PCN et UFI : de quoi parle-t-on pour un mélange commercialisé ?

La DGCCRF précise que, dans le cas du détaillant devenu formulateur, chaque formule doit être déclarée sur le portail Poison Centre (PCN) de l’Agence européenne des produits chimiques et que le numéro unique de formulation (UFI) délivré dans ce cadre doit figurer sur chaque emballage remis au consommateur. [1] Le PCN et l’UFI sont ainsi des éléments de traçabilité et d’information associés au mélange concerné ; ils ne constituent pas une preuve autonome de sécurité ou de conformité générale.

Il ne faut pas transformer cette information en slogan produit. Les obligations dépendent du mélange et de sa mise sur le marché. Pour une formule ou une étiquette concrète, les professionnels doivent s’appuyer sur les documents applicables et obtenir une revue compétente avant commercialisation.

FDS, étiquette et formule : quels documents ne pas confondre ?

La DGCCRF indique que, pour les liquides sans nicotine soumis au règlement CLP, les étiquettes peuvent être fournies par le fournisseur du mélange ou éditées par le détaillant sur la base des informations présentes dans les fiches de données de sécurité (FDS) remises par le fournisseur. [1] La FDS est donc une source d’information utile à l’opérateur ; elle ne se confond pas avec une étiquette apposée sur l’emballage commercialisé ni avec une formule finale modifiée par un autre acteur.

Le bon réflexe est de rattacher chaque document à la référence et au mélange qu’il couvre. Un nom de saveur, une fiche produit ou une image de flacon ne suffisent pas à établir la classification, la composition ou les obligations de la formule finale.

Que change l’absence ou l’ajout de nicotine dans le cas présenté ?

Pour les liquides sans nicotine, la DGCCRF indique qu’il n’y a pas de limite de contenance propre aux recharges nicotinées ni d’avertissement sanitaire correspondant, mais que les règles CLP peuvent rester applicables si le mélange est classé et/ou porte une mention de danger additionnelle applicable. [1] « Sans nicotine » ne signifie donc pas que les obligations de classification ou d’étiquetage disparaissent.

La même fiche précise qu’à compter du 1er juillet 2026, la vente en station de recharge de liquide de vapotage avec nicotine ajoutée par le détaillant est interdite. [1] Cette précision vise le canal de vente décrit par l’administration ; elle ne fournit ni une instruction de mélange, ni une analyse complète de tout cas professionnel.

Pourquoi les informations de vente à distance doivent-elles suivre l’étiquette ?

À compter du 1er juillet 2026, la DGCCRF indique que pour les substances ou mélanges mis sur le marché par vente à distance, l’offre doit présenter clairement et visiblement l’ensemble des éléments d’étiquetage obligatoires visés à l’article 17 du règlement CLP. [1] Une page produit ne peut donc pas remplacer une information de danger applicable par un seul nom de saveur ou par une promesse commerciale.

Pour une ressource d’information, la distinction est essentielle : expliquer une règle ne revient pas à faire la promotion d’un mélange. Les éléments d’étiquetage dépendent de la référence réelle ; une affirmation générale ne peut pas servir de validation de produit ou de maquette.

Checklist professionnelle : quelles questions documentaires poser avant toute mise sur le marché ?

Avant toute décision, identifiez la référence, le fournisseur, la formule réellement concernée et la documentation qui la couvre. Demandez si le mélange reste dans le cadre des fiches recettes communiquées par le fournisseur ; si ce n’est pas le cas, la situation décrite par la DGCCRF fait basculer la responsabilité de formule vers le détaillant. [1]

Vérifiez ensuite la FDS utile, la classification, le projet d’étiquette, l’identification de l’opérateur, le besoin de PCN/UFI décrit par la DGCCRF, le conditionnement et les informations de vente à distance. Cette liste organise une revue documentaire ; elle ne suffit pas à valider une formule, une étiquette ou une vente.

Conclusion : quel repère retenir pour une recherche « DIY e-liquide fruits rouges » ?

Le repère fiable est documentaire, pas sensoriel. Selon la DGCCRF, mélanger plusieurs arômes hors des fiches recettes du fournisseur peut faire du détaillant le formulateur responsable du mélange commercialisé. [1] Les sujets à vérifier deviennent alors la classification, l’étiquetage, l’emballage, l’identification, le PCN, l’UFI et le canal de vente, selon le cas.

Le nom « fruits rouges » ne prouve ni la formule, ni la sécurité, ni la conformité d’un mélange. Cette ressource est une information générale pour la France ; elle ne constitue pas un conseil juridique, une notice de fabrication, un avis de santé ou une autorisation de mise sur le marché.

Mélange commercial aux arômes fruités : différencier les documents et responsabilités

Situation ou documentCe que la source permet de direCe qu’il ne faut pas en déduire
Nom « fruits rouges »Un profil sensoriel ou une dénomination commerciale.La formule complète, la classification, l’identité du formulateur ou la conformité globale.
Fiches recettes du fournisseurLa DGCCRF les cite comme frontière dans le cas où un détaillant mélange des arômes en dehors de celles-ci. [1]Une validation automatique de tout mélange, document ou vente.
Mélange hors fiches recettesDans le cas décrit, le détaillant devient formulateur et responsable de la classification, de l’étiquetage et de l’emballage du mélange commercialisé. [1]Qu’une page générale décide le statut d’une formule réelle sans examen des faits.
FDS du fournisseurUne source d’information sur laquelle le détaillant peut s’appuyer pour éditer une étiquette d’un liquide sans nicotine soumis au CLP. [1]L’étiquette finale d’un mélange différent ou une validation de toutes les obligations.
PCN et UFIDans le cas de formulateur cité par la DGCCRF, déclaration de chaque formule au PCN et UFI sur l’emballage remis au consommateur. [1]Une preuve autonome de sécurité, de qualité ou de conformité générale.
Liquide sans nicotineL’absence de certaines exigences propres aux liquides nicotinés ; maintien possible de CLP selon le mélange. [1]L’absence de danger, d’étiquetage, de protection des mineurs ou de responsabilité.
Vente à distance après le 01/07/2026Présentation claire et visible des éléments d’étiquetage obligatoires applicables pour les substances ou mélanges concernés. [1]La possibilité de remplacer les informations requises par une promesse de saveur.

Questions fréquentes

Un détaillant qui mélange deux arômes fruits rouges devient-il toujours formulateur ?

La DGCCRF décrit un cas précis : lorsqu’un détaillant mélange plusieurs arômes en dehors des fiches recettes communiquées par son fournisseur, il devient formulateur (utilisateur en aval) du mélange commercialisé. Le statut d’une situation réelle dépend des faits, des documents et du mélange concerné ; cette page ne tranche pas un cas particulier.

Le nom « fruits rouges » suffit-il à connaître la formule ou le responsable ?

Non. Un nom de saveur décrit une dénomination sensorielle ou commerciale. Il ne permet pas de connaître la composition, la classification, la formule couverte par les documents ou l’identité de l’opérateur responsable du mélange final.

À quoi servent PCN et UFI dans le cas décrit par la DGCCRF ?

La DGCCRF indique que le détaillant devenu formulateur doit déclarer chaque formule sur le portail Poison Centre (PCN) et apposer sur chaque emballage remis au consommateur le numéro unique de formulation (UFI) délivré dans ce cadre. Ces éléments ne prouvent pas à eux seuls la sécurité ou la conformité globale.

Un e-liquide sans nicotine échappe-t-il au règlement CLP ?

Non, pas nécessairement. La DGCCRF indique qu’un liquide sans nicotine peut rester soumis aux exigences d’étiquetage et d’emballage CLP selon la classification du mélange ou une mention de danger additionnelle applicable.

La vente en station de recharge avec nicotine ajoutée est-elle encore possible ?

La DGCCRF indique qu’à compter du 1er juillet 2026, la vente en station de recharge de liquide de vapotage avec nicotine ajoutée par le détaillant est interdite. Cette réponse concerne le canal de vente décrit par l’administration et ne constitue pas une notice de fabrication ou un avis juridique personnalisé.

À lire aussi

Références

  1. [1] DGCCRF — Vos questions, nos réponses sur les cigarettes électroniques
  2. [2] ANSES — Produits du vapotage (04/02/2026)
  3. [3] EUR-Lex — Règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP), version consolidée du 01/07/2026

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